Des histoires de cour d’école et de taille de clôture emballent les esprits étriqués

L’association Espérance banlieues Reims a ouvert une école, le Cours Colibri, dans le quartier Wilson en septembre 2018.

Le bâtiment qu’elle occupe aujourd’hui était alors vide, inoccupé mais chauffé. Depuis notre installation, loyer et chauffage sont payés, la cour est entretenue, les bâtiments nettoyés et sécurisés.

 

Depuis quelques mois, une contestation a eu lieu. L’opposition municipale et des syndicats enseignants s’opposent à ce projet, se refusant à voir sa dimension éducative et se bornant à des histoires de clôtures et de cour d’école. Ecole qu’ils n’ont d’ailleurs jamais visitée malgré nos invitations…

 

Puisque ces arguments constituent le fond de commerce de personnes en mal de reconnaissance, argument dont une certaine presse s’empresse de donner un écho par définition orienté, voici de quoi élargir le champ de vision des observateurs…

 

Sur les prétendus 41 000 € TTC dépensés par la Mairie pour notre association

  • La clôture a été installée pour l’ensemble du groupe scolaire. Le Cours Colibri ne jouit que de 47 % de cette installation (117 mètres linéaire sur 251 mlau total). Ramenés au prorata de la facture, soit 19 000€, le Cours Colibri le rembourse en un an grâce au loyer que nous versons.
  • Sur les 8 portails présents, 6 servent exclusivement à Barthou (environ 3.000 € le portail). Ces portails sont le résultat d’un découpage compliqué défini pour que l’école Barthou puisse accéder à des parcelles de notre côté. La présence de ces portails obère la facture au bénéfice de l’école Barthou et non à celui de notre association.
  • L’objectif, enfin, était de prendre un minimum d’espace aux élèves de Barthou qui jouissaient de deux cours. Ils sont donc passés de 36 m2par élève (7 750m2pour 219 élèves) à 25 m2(mais restent malgré tout au-dessus des normes de l’Éducation nationale : 2,6 m2par élève).

Par conséquent, il y avait deux manières de procéder :

  • Soit prendre une large parcelle, qui nécessitait peu d’aménagement et de clôture ;
  • Soit une petite parcelle, pour laisser plus d’espace à Barthou, mais qui entraîne un découpage compliqué.

 

La mairie a privilégié l’espace pour l’école Barthou, tout en sécurisant leur cour qui ne l’était plus assez au vu des risques d’intrusion, avérés depuis l’été dernier et, d’une manière de générale, compte tenu de l’insécurité dans le quartier (feu de poubelles devant le groupe scolaire éteint tous les trois jours notamment…)

 

Sur la mise à disposition gratuite du bâtiment

Il nous a été reproché de n’avoir pas acquitté de loyer au cours des six premiers mois de l’installation dans les locaux. Ces six mois ont en réalité été mis à profit par l’association pour rendre utilisable ce bâtiment inoccupé depuis longtemps et mettre en place les conditions du meilleur accueil possible pour nos élèves. Un vrai travail de fond, qui porte aujourd’hui ses fruits.

L’association a ainsi dépensé près de 15 000 € de travaux (sécurité, sanitaires et cuisine qui faisaient défaut)

 

 

Car au-delà des histoires de clôtures et de cours de récréation, nous recevons des lettres de soutien des parents qui ne veulent en aucun cas voir cette école se fermer. La confiance en l’instruction et l’épanouissement de leurs enfants sont leur priorité et ils souhaitent continuer avec nous. Le bilan de cette première année s’annonce positif pour nos élèves, tant sur le plan scolaire que sur le plan éducatif, comme le souligne la maman de Driss dans sa lettre :« mon  fils a fait sa journée « d’essai » et ce fut une révélation pour lui. Les enseignants étaient à son écoute, attentifs, et se sont adaptés au rythme de mon fils. Par la suite, j’ai donc fait son inscription qui fut très rapide. Je ne regrette absolument pas d’avoir fait ce choix, mon fils est joyeux et content de retourner à l’école. » C’est aussi la fierté de Deborah qui intègrera le Sacré-Cœur en 6eme, les sourires de Josh quand il dit bonjour à nos visiteurs, où encore la découverte des vignes ou du centre de Reims que certains ne connaissaient pas ; ce sont enfin les larmes de Myriem et de Chiraze qui pleurent quand elles ne peuvent pas venir à l’école !

 

C’est cela que nous voulons retenir, car c’est ce à quoi aspire le Cours Colibri : donner à chaque enfant la joie et le plaisir d’apprendre, de découvrir la vie, de se découvrir soi-même pour donner le meilleur et construire son avenir.

 

 

0 commentaire

Laisser un commentaire